Un mur qui raconte le Bénin

Pourquoi la nouvelle murale de Cotonou mérite vraiment le détour
D’où vient Marina Boulev’art Gallery?
Coexistence, l’œuvre centrale signée Eduardo Kobra
Une murale de Cotonou portée par des voix multiples : des artistes du Monde entier
Ce que cette murale dit du Bénin d’aujourd’hui
Pourquoi cette visite enrichit un voyage Hippotrague?
Découvrir le Bénin autrement, au-delà des clichés
À Cotonou, il y a des lieux qui m’arrêtent.
Pas seulement parce qu’ils sont beaux.
Pas seulement parce qu’ils impressionnent.
Mais parce qu’ils racontent quelque chose de profond sur le Bénin d’aujourd’hui.
La murale la plus récente de Cotonou, celle de Marina Boulev’art Gallery, fait partie de ces lieux-là. Quand je la regarde, je n’y vois pas seulement une succession de fresques ou un décor spectaculaire. J’y vois un espace vivant, un récit à ciel ouvert, une manière contemporaine pour le Bénin de dire qui il est, d’où il vient et ce qu’il veut montrer au monde.
Et au fond, c’est exactement ce que j’aime avec Hippotrague : aider les voyageurs à aller au-delà du beau, pour entrer dans le sens.

Pourquoi la nouvelle murale de Cotonou mérite vraiment le détour
Quand on prépare un voyage au Bénin, on pense souvent d’abord à Ouidah, à Ganvié, à Abomey, aux palais royaux, aux traditions vodun, aux plages et aux villages lacustres.
Et c’est vrai, ces lieux sont magnifiques et essentiels.
Mais je trouve tout aussi important de montrer que le Bénin ne se raconte pas seulement à travers ses grands sites historiques. Il se raconte aussi dans sa façon d’habiter le présent, de créer, de transformer l’espace public et de faire vibrer sa culture dans la ville.
C’est ce que permet cette murale de Cotonou.
Elle donne à voir un Bénin urbain, fier, audacieux, créatif. Un Bénin qui ne se fige pas dans son passé, mais qui s’appuie sur lui pour se réinventer. Et pour moi, cela mérite vraiment le détour, parce que cela permet aux voyageurs de rencontrer un pays dans toute sa complexité : à la fois enraciné et en mouvement.

D’où vient Marina Boulev’art Gallery
Marina Boulev’art Gallery correspond à la deuxième phase de réalisation des fresques sur le mur du Port autonome de Cotonou.
Le projet s’inscrit dans une volonté plus large de faire de ce lieu un espace emblématique du street art en Afrique, un musée à ciel ouvert où se rencontrent des artistes nationaux et internationaux, mais aussi un lieu qui porte un récit ancré dans l’identité et l’histoire du Bénin.
Pour bien comprendre sa portée, il faut aussi savoir qu’avant cette phase récente, il y a eu une première grande impulsion : celle du Mur du Patrimoine en 2021. Cette première dynamique avait déjà montré qu’à Cotonou, un mur pouvait devenir bien plus qu’un support visuel : un lieu de mémoire, de transmission et de fierté culturelle.
Pour moi, Marina Boulev’art Gallery prolonge cette ambition dans une forme encore plus ouverte, plus internationale et plus contemporaine.
Coexistence, l’œuvre centrale signée Eduardo Kobra
Au cœur de cet ensemble, il y a une œuvre centrale, monumentale, qui donne le ton : Coexistence, signée par l’artiste brésilien Eduardo Kobra.
Ce qui me touche dans cette fresque, c’est d’abord son message. Elle parle de tolérance, de dialogue interreligieux, de cohabitation. Et cela me semble profondément juste dans le contexte béninois.
Le Bénin est un pays où différentes croyances, traditions et spiritualités coexistent depuis longtemps. Quand on le découvre en profondeur, on comprend vite que cette diversité n’est pas seulement une information culturelle. C’est une réalité vécue, une manière d’habiter le monde, une forme d’équilibre.
Alors oui, Coexistence est spectaculaire. Oui, elle attire le regard. Mais ce qui la rend forte, à mes yeux, c’est qu’elle donne une image à quelque chose de vrai.
Une murale de Cotonou portée par des voix multiples
Ce que je trouve particulièrement beau dans Marina Boulev’art Gallery, c’est qu’on n’est pas devant la vision d’un seul artiste, ni devant une œuvre figée dans un seul langage visuel.
On est devant un projet collectif, porté par des artistes venus de différents horizons, chacun avec son univers, son histoire, sa sensibilité, sa manière de lire le monde.
Et cela, à mes yeux, dit déjà quelque chose de fort sur le Bénin d’aujourd’hui : un pays capable d’accueillir plusieurs voix sans perdre la sienne.
Parmi les artistes impliqués, on retrouve notamment des profils profondément inspirants.
Le Béninois Fatiou Akindé ( Graff Forêt Kpassé - à confirmer) incarne une rencontre rare entre création artistique, enracinement culturel et conscience environnementale. Son parcours relie l’art, l’agriculture durable et la transmission, comme si créer pouvait aussi être une manière de prendre soin du vivant.
Le Béninois Dagbegnon Ange Houeto, lui aussi, apporte une sensibilité très forte. Son travail, nourri par le réalisme, le portrait et des engagements sociaux, donne à l’image une profondeur humaine qui dépasse la simple performance esthétique.
Du côté marocain, Dynam (Graff de la jeune fille avec son livre ? à confirmer) et Bakr (Graff des danseurs sur échasses, danses traditionnels Kpodji Guêguê - à confirmer) portent chacun une énergie singulière. Dynam se distingue par un réalisme puissant, des fresques monumentales et une capacité à mêler émotion, symboles et narration. Bakr, pour sa part, développe une écriture murale nourrie par la culture marocaine, avec une vraie maîtrise des grands formats.
On retrouve aussi des artistes venus d’ailleurs, qui élargissent encore le dialogue visuel du projet.
Kalouf, (Graff Singe à ventre rouge), artiste né au Gabon et installé à Lyon, insuffle à son travail une relation forte au vivant, à la nature et aux animaux.
Scaf, installé dans l’est de la France, apporte un univers où se croisent réalisme, bande dessinée, anamorphose et mise en scène.
Kesadi, artiste lyonnais, développe quant à lui une approche plus critique, subtile, parfois ironique, qui pousse à regarder au-delà de la surface.
La dimension internationale du projet se poursuit avec Paola Delfín, artiste mexicaine, dont le travail interroge la beauté humaine, les racines, le corps, la nature et les liens invisibles qui nous relient.
Soen Bravo, originaire de Madrid, introduit une parole plus critique sur les inégalités sociales et les tensions du monde contemporain.
Enfin, Roger Goli, artiste ivoirien, enrichit l’ensemble par une pratique réaliste, sensible et profondément ancrée dans des récits humains.
Quand on prend un peu de recul, on comprend que cette murale de Cotonou n’est pas seulement impressionnante par sa taille ou ses couleurs. Elle l’est aussi par la diversité des imaginaires qu’elle rassemble.
Et c’est précisément cela qui la rend si forte : elle parle du Bénin, oui, mais elle le fait à travers une pluralité de mains, de parcours et de regards.
Ce que cette murale dit du Bénin d’aujourd’hui
Un Bénin vivant.
Un Bénin créatif.
Un Bénin qui prend la parole.
Un Bénin qui assume son identité, son passé, ses traditions, sans se laisser enfermer dans les clichés.
Trop souvent, on regarde encore l’Afrique de l’Ouest à travers des images figées. Or, le Bénin est en mouvement. Il pense, il crée, il se transforme, il dialogue avec le monde. Et cette murale en est une preuve magnifique.
Elle dit que le pays ne se raconte pas seulement dans ses musées, ses palais ou ses mémoires blessées. Il se raconte aussi dans ses murs, dans ses couleurs, dans ses gestes artistiques, dans ses choix de représentation.
Pour moi, c’est une façon très forte de montrer que l’histoire n’est pas derrière. Elle continue de vivre, autrement.
Ce que j’aime dans Marina Boulev’art Gallery, c’est qu’elle raconte un Bénin que j’ai à cœur de faire découvrir.
Pourquoi cette visite enrichit un voyage Hippotrague
Chez Hippotrague, je n’ai jamais voulu proposer seulement un itinéraire.
J’ai voulu créer des expériences où le voyage devient une manière de rencontrer un pays en profondeur : par ses paysages, bien sûr, mais aussi par ses récits, ses symboles, ses contradictions, sa beauté vivante.
Cette murale s’inscrit parfaitement dans cet esprit.
Parce qu’elle permet d’ouvrir une conversation.
Parce qu’elle donne de l’épaisseur à Cotonou.
Parce qu’elle relie l’art, l’histoire, la mémoire et le présent.
Et surtout, parce qu’elle me rappelle une chose essentielle : si les murs parlent, ils ont aussi besoin de messagers.
Un lieu comme celui-là ne se visite pas seulement avec les yeux. Il se comprend mieux lorsqu’il est mis en contexte, lorsqu’il est raconté, lorsqu’il est relié à la culture, aux réalités locales, à ce qui se joue derrière l’image.
C’est pour cela que des personnes comme Grâce, notre précieuse accompagnatrice, sont si importantes.
Grâce fait partie de ces personnes qui savent faire le pont entre ce que l’on voit et ce que cela signifie. Elle aide à entendre ce qu’un lieu essaie de dire. Elle ne se contente pas d’accompagner un déplacement : elle accompagne une lecture du territoire, une rencontre avec le sens.
Et pour moi, cela change tout.
Car devant cette murale, on peut simplement dire : “c’est beau.”
Ou alors, avec les bons messagers, on peut commencer à comprendre pourquoi cela compte.
Découvrir le Bénin autrement, au-delà des clichés
Je crois qu’il y a une vraie différence entre voir un lieu et le rencontrer.
Envie de découvrir le Bénin autrement ?
Découvrez les voyages Hippotrague et laissez-vous guider à travers des expériences humaines, culturelles et profondément vivantes.
Voir, c’est passer devant.
Rencontrer, c’est ralentir.
C’est écouter.
C’est relier ce que l’on regarde à une histoire plus vaste.
La murale de Cotonou fait partie de ces lieux qui méritent cette deuxième posture.
Parce qu’elle ne parle pas seulement d’art urbain.
Elle parle de mémoire.
De coexistence.
De rayonnement.
D’identité.
Et aussi d’avenir.
À mes yeux, Marina Boulev’art Gallery n’est donc pas juste une grande murale de plus.
C’est un signal.
Le signal d’un Bénin qui crée.
D’un Bénin qui raconte.
D’un Bénin qui transforme l’espace public en espace de dialogue.
D’un Bénin qui se montre au présent, sans renier ce qu’il porte de plus profond.
Et c’est exactement ce genre de regard que j’ai envie de partager avec Hippotrague.
Parce qu’au final, voyager, ce n’est pas seulement aller voir ailleurs.
C’est apprendre à mieux entendre ce qu’un lieu a à nous dire.
Conclusion
Si vous préparez un voyage au Bénin, ne passez pas trop vite devant les murs de Cotonou.
Certains d’entre eux ont beaucoup à raconter.
Et parfois, ils offrent une des plus belles portes d’entrée vers le Bénin d’aujourd’hui : un pays de mémoire, de créativité, de coexistence et de rencontres.
Chez Hippotrague, c’est exactement ce que nous aimons transmettre : un Bénin qui se découvre avec les yeux, bien sûr, mais aussi avec le cœur, l’écoute et les bonnes personnes pour en porter le récit.
