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    Vers votre vraie Nature.

    L'hippotrague 

    Par - Ségo
    09 Nov 2019 18:04

    Le nom et le ton avec lesquels les gens en parlaient m'ont intrigué dès les premières fois. Majestueux et bien proportionnés, les hippotragues sont grands et puissants (les plus grandes antilopes d’Afrique avec les élans et les grands koudous) et ils sont présents dans de nombreuses histoires de la sous-région.... 

    Le connais-tu? 

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    Antilopes cheval du parc national pendjari

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    Qui est l'hippotrague? 


    On l'appelle « antilope cheval » car sa taille, son allure et sa crinière nous rappellent les chevaux. Sa longueur varie de 190 à 240  et sa queue de 37 à 48 . La hauteur au garrot de ses antilopes, est comprise entre 130 et 160  selon les individus pour un poids allant de 220 à 300 . Il s'agit de la seconde plus grande antilope après l'éland, place qu'elle partage avec le grand koudou, qui est de taille et de poids identiques. Ses cornes mesurent entre 55 et 99 . Son pelage est fauve sable à roussâtre foncé, avec le dessous blanc. Sa face possède des marques contrastées noires et blanches. Source WIki .

    Le Lodge du parc en a récemment fait son emblème.      

    Où et quand l'observer? 

    Les hippotragues s'observent régulièrement vers 8h-9h puis vers 17h aux points d'eau où ils s'abreuvent longuement. 

    Le lion attaque rarement l'hippotrague. Ces antilopes sont très puissantes et n'hésitent pas à charger leurs prédateurs. De plus, elles peuvent courir vite (55 km/h), pour leur échapper. Elles sont puissantes, rapides et redoutables.  et n'hésitent pas à charger leurs prédateurs. De plus, elles peuvent courir vite (55 km/h), pour leur échapper. Elles sont puissantes, rapides et redoutables. C'est pour cela qu'elles ont inspiré des légendes...est pour cela qu'elles ont inspiré des légendes...

    Un conte dit ...

    photo Hippotrague - musée des beaux arts de Montréal - Hippotrague et le Caméléon
    Crédit photo Hippotrague - musée des beaux arts de Montréal - Hippotrague et le Caméléon

    On raconte qu'il y a longtemps, un roi Bamana avait une fille unique Sanou Koloni, «Petit fleuron d'or» promise en mariage à celui qui remporterait la course pour le bout du monde...

    Celle-ci eut lieu et ce fut le caméléon qui l'emportât par tricherie puisqu'il fut transporté par l'hippotrague, la belle antilope chevaline dont les qualités de coeur forçaient l'admiration...
    Mais l'issue de la course fut fatale au caméléon qui mourut et ce fut l'hippotrague qui épousa Sanou Koloni.
    Les masques-cimiers Ciwara (ou TYI-WARA) sont les témoins de cette histoire. Tous évoquent l'antilope hippotrague, associée au soleil... Et de manière plus complexe, les comportements des animaux et leurs différentes symboliques au sein de la société Bamana. La danse Ciwara magnifiait le travail agricole.
    L’une des fonctions premières de la société du Ciwara était de stimuler le travail à la houe. Par là même, elle permettait à l’homme de « manipuler » la force cosmique du soleil afin de féconder la terre.

    De véritables compétitions agricoles avaient lieu pendant lesquelles les manieurs de houes devaient réussir un concours de vitesse dans l'aire impartie.

    Les masques-antilopes dansaient par couple; la femelle, souvent reconnaissable au petit porté sur le dos.
    Tous ces verbes employés à l'imparfait car le Ciwara connut un réel déclin dû à plusieurs facteurs : L’exode saisonnier des jeunes, la progression de l’Islam mais aussi la progression d’autres techniques de cultures (charrue attelée).
    Il reste que la société du Ciwara a occupé une place particulière au sein des sociétés d'initiation Bamana dans la mesure où l’initiation et ses rites ont toujours été des manifestations publiques.
    Société plus ouverte que les autres, elle permettait (et permet) aux femmes de participer largement par leur présence à la chorale, aux repas rituels.
    De nos jours, la sortie des masques est devenue une simple mascarade de réjouissance.
    Des masques Ciwara ont ainsi été fabriqués comme symboles d'excellence, destinés à récompenser, quel que soit le domaine de compétence, les plus vertueux.
    Nb : «Antilopes du soleil» est le titre du livre (malheureusement épuisé) de Dominique Zahan, spécialiste de la société du Ciwar 

    Ici un bel audio pour toi 


    Belle rencontre à toi ! Écoute ton coeur :)