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    Le jabiru d'Afrique, élégance ...et distanciation sociale

    Par - Ségo
    23 Apr 2020 19:04

    L'avifaune du Parc est très riche et pourrait enchanter tous les amateurs d'oiseaux comme mon ancienne collègue retraitée Sylvie Belleville que je salue😍. J'ai toujours trouvé que les passionnés d'oiseaux avaient quelque choses de poétique et révélateur d'un grand cœur en quête éternelle de liberté, comme dans la chanson, «il est liiiiibre Max, il parait même qu'y en qui l'on vu voler»..... Ce billet de blogue est le premier pour un oiseau, je le dédie à tous les Max...

    Avec plus de 280 espèces, il y a place à la contemplation et je commencerai par l'une des espèces que nous avions eu la chance d observer en décembre 2018 : le jabiru. Quelle beauté de la Nature : on le dirait tout droit sorti d un cahier de coloriage! (j'aime le coloriage) 

    Qui est-il

    Échassier de grande taille, c'est la plus grande espèce de cigogne avec le Marabout d'Afrique. C'est un oiseau élégant avec un cou, des pattes et un bec particulièrement allongés. Le plumage est bicolore : le cou, la tête, les ailes (excepté les rémiges) et le dos sont noirs, le reste est blanc. Le cou est parfois légèrement irisé. Les jambes sont noires, mais les "genoux" et les pieds sont rouge-orangé. 

    Le bec est particulièrement impressionnant : très long et conique, il est rouge-orangé et marqué au 2e quart de sa longueur par une bande noire. La base du bec est recouverte par une large caroncule (Excroissance charnue ici aplatie en forme de selle, d'où le nom de Saddle-billed Stork en anglais). 

    Le mâle possède deux petites caroncules à la base de la mandibule inférieure. 

    T'as de beaux yeux tu sais ...

    Les yeux de la femelle sont jaunes, ceux du mâle, bruns. 

    Ce sont les seuls signes de dimorphisme sexuel chez ces oiseaux, même si le mâle a tendance à être légèrement plus grand. Le juvénile possède le même plumage bicolore, mais les rémiges - blanches chez l'adulte - sont grisâtres. Le bec, par contre, est terne : gris-brun.


    Le mâle, pesant entre 5,1 et 7,5 , est en moyenne un peu plus lourd que la femelle (5 à 6,9 ). 

    Cet oiseau mesure 145 à 150  pour une envergure de 270 .

    source : Wiki


    Asocial -  Digne - Pêcheur habile selon Toujourspret.com

    «Ce n'est pas un échassier sociable et on ne le rencontre guère autrement que solitaire. Les partenaires d'un même couple se tiennent à quelque distance l'un de l'autre, comme s'ils voulaient éviter de se gêner pendant l'opération aussi importante que délicate qu'est la pêche. Le jabiru construit un nid volumineux, fait de branches sèches, sur les plus hautes branches d'un grand arbre. Il ne niche pas directement en forêt, préférant dominer un vaste domaine du haut de sa demeure.


    Le régime alimentaire du jabiru est très varié. Cet oiseau est un carnivore, très habile à pêcher les animaux dans l'eau. Il se nourrit avant tout de grenouilles et de poissons, mais ne craint pas de saisir serpents ou lézards lorsqu'il en a l'occasion. Tout ce qui bouge lui est bon. À la différence du marabout, il dédaigne cependant les cadavres, du moins ne l'a-t-on jamais observé s'en repaître.»

    Mais il mange également des insectes, des reptiles, des petits mammifères et des poussins!!!!!! Snif...

    Où l'observer dans le Parc?

    On les trouve, isolés ou par couple, en bordure de mares, provisoires ou définitives. 

    Ils ont des nids isolés et volumineux.



    Le jabiru, symbole de la capacité de mouvement de l’âme vers l'au-delà....

    À chaque billet sur un animal, je recherche une anecdote, une légende, un récit de l'imaginaire et cela n'a pas été si facile ici. Meme en termes d'image, je trouve qu'elles sont peu nombreuses sur le net et ne rendent pas hommage à la beauté et à la singularité de cet oiseau ...Je suis devenue enchantée devant le lien wiki....les Égyptiens avaient tout compris.


    «L'image du Jabiru a servi d'idéogramme hiéroglyphique pour représenter la notion du Ba.

    Le Ba est une composante immatérielle des dieux et des hommes. Cette notion n'a pas d'équivalent exact dans les langues européennes contemporaines. Ce concept est toutefois le plus souvent traduit par le mot « âme » ou par l'expression « âme-Ba ». Le Ba est la représentation de l'énergie de déplacement, de dialogue et de transformation. Après le décès, cette capacité de manifestation permet à l'individu égyptien d'établir le contact entre le monde invisible des dieux et des ancêtres, auquel il appartient désormais, et le monde des humains, qu'il a quitté mais auquel il reste très attaché. Au IIIe millénaire av. J.-C., sous l'Ancien Empire, cette capacité est réservée aux dieux. Le Ba est une puissance sans limite. Elle permet aux dieux de s'incarner dans les statues cultuelles, les objets, les arbres, les animaux et des lieux sacrés. Un dieu peut même être considéré comme le ba d'un autre. 


    Parmi les humains, seul le pharaon en dispose aussi de par sa nature divine d’intercesseur. Après son décès, pharaon grâce à son Ba est capable d'opérer de nombreuses métamorphoses (en oiseaux, serpents, poissons, insectes et autres mammifères) afin de rejoindre les hauteurs des dieux célestes. À la fin du IIIe millénaire av. J.-C., durant les crises de la Première Période intermédiaire qui mettent à mal le prestige royal, cette capacité se démocratise. Tout être humain dispose alors d'un Ba lui permettant de s'échapper hors de sa tombe. Dès le début de l'écriture hiéroglyphique égyptienne, le concept du Ba a été associé à la grande cigogne africaine dénommée Jabiru (Ephippiorhynchus senegalensis). Dans la vallée du Nil, cet échassier ne se rencontre plus désormais que dans la région du Nil Blanc, mais les Anciens Égyptiens l'ont probablement observé ; du moins dans les temps les plus reculés. De nombreuses représentations de la période prédynastique reproduisent fidèlement la caroncule des mâles adultes. Par la suite, les représentations sont plus stylisées, preuve sans doute de sa disparition dans les contrées septentrionales. À partir de la XVIIIe dynastie, le Ba se présente comme un oiseau à tête humaine s'envolant du cadavre ou accompagnant les dieux lors de leurs voyages dans les barques célestes.»

    source wiki 

    image colorée
    Par Inconnu — Currently housed the Metropolitan Museum of Art New York, Domaine public, Lien